Clémentine Sarlat: sexisme, harcèlement... l'ex-journaliste de Stade 2 dézingue la direction de France Télévisions

Clémentine Sarlat: sexisme, harcèlement... l'ex-journaliste de Stade 2 dézingue la direction de France Télévisions

Voici Le 2020-04-04  Source

Près de deux ans après avoir claqué la porte du service des sports de France Télévisions, Clémentine Sarlat a décidé de taper du poing sur la table. Dans un entretien accordé l'Equipe, l'ex-journaliste de Stade 2 accuse.

Dans le paysage médiatique français,Clémentine Sarlat a su, au fil des années, tisser son propre chemin. C'est d'abord au sein des équipes de Télématin que la journaliste assure les rubriques sportives. Après avoir couvert les Jeux Olympiques de Rio pour France Télévisions en août 2016, Clémentine Sarlat est choisie pour co-présenter le magazine de France 2, Stade 2, un an plus tard au côté de Matthieu Lartot. Tout baigne alors pour la jeune femme,qui donne même naissance son premier enfanten septembre 2017. Une petite fille prénommée Ella, fruit de ses amours avec l'ex-rugbyman, Clément Marienval. Sauf qu'en coulisses la réalité est tout autre. Ce samedi 4 avril, dans un entretien accordé L'Equipe, la journaliste est ainsi revenue sur sa décision de quitter le service des sports de France Télévisions l'été 2018.

«J'allais Stade 2 en pleurant »

La jeune femme de 32 ans a ainsi expliqué que, selon elle, sa nomination la co-présentationdeStade 2 n'était qu'une opération de «com». «Il fallait juste annoncer une présentatrice. Lorsque je reviens, en janvier 2018, on me dit :"À cause des lumières et des caméras, tu ne pourras pas être côté de Matthieu.'Je n'étais plus coprésentatrice», assène-t-elle aujourd'hui. Et de poursuivre : «Puis on m'a mise en RTT sur mes jours de télétravail demandés pour m'occuper de mon bébé, ça a été la goutte d'eau. Je leur ai dit: "Vous ne sanctionnez pas les trois quarts des vieux qui ne viennent jamais au boulot.'»

C'en est trop pour Clémentine Sarlat qui décide alors de claquer la porte. Mais aujourd'hui, et après être passée par la rédaction des sports de TF1, la journaliste veut plus que jamais dénoncer les agissements qu'elle dit avoir subis chez France Télévisions, parlant même d'une forme de «harcèlement moral» : «J'allais Stade2 en pleurant. Pour la préparation de l'émission, personne ne me parlait. Ils m'avaient mise dans un bureau part, loin des rédacteurs en chef.» Clémentine Sarlat se souvient aussi des remarques sexistes dont elle a été la cible plus jeune, ses débuts chez France Télévisions : «Un jour, lors d'un duplex, j'ai entendu dans l'oreillette un homme en régie dire :"Tu crois qu'elle suce elle aussi ?"C'est violent. Aux sports, c'était beaucoup plus sournois, propos de mes compétences, ou alors des blagues bien lourdes. Lors d'un déplacement, un journaliste m'a dit :"Tu connais la différence entre un chien et une chienne ? Bah, c'est le prix du collier !" Des accusations lourdes de sens auxquelles la direction de France Télévisions,contactée par les journalistes de L'Equipe, n'a pas souhaité réagir. Aujourd'hui, Clémentine Sarlat ne veut «plus jamais» travailler «dans une rédaction au quotidien» et préfère désormais s'adonner son travail dans l'univers des podcast.

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