Coronavirus: selon Olivier Véran, plus de la moitié des Français devrait porter un masque

Coronavirus: selon Olivier Véran, plus de la moitié des Français devrait porter un masque

Voici Le 2020-04-05  Source

Ce samedi 4 avril, le ministre de la Santé Olivier Véran a répondu aux questions du média Brut travers une longue interview. Il est revenu ainsi sur la doctrine du port des masques et change le ton de son discours.

La pandémie de Covid-19 touche désormais la planète entière. Depuis plusieurs semaines maintenant, le gouvernement français a mis en place différentes mesures pour tenter de neutraliser cette crise sanitaire. Et pour le moment la façon la plus efficace de se protéger est de rester chez soi. Pourtant la France manque encore cruellement de matériel de protection. De nombreux reportages ont ainsi exposé la pénurie des masques auquel le pays doit faire face et spécialement les soignants dans les hôpitaux. Après plusieurs semaines d'incertitude autour de ce moyen de protection, Olivier Véran a souhaité éclaircir la situation. Interrogé ce samedi 4 avril par le média Brut sur l'évolution des recommandations des autorités sanitaires, le ministre de la Santé est revenu sur ce problème.

Olivier Véran change de ton concernant le port du masque

Face au débat autour du port du masque Olivier Véran s'explique : «Moi ce que j'ai toujours dit dans mes conférences de presse et mes interventions depuis le premier jour... Il faudrait qu'au moins 60% de la population portent un masque de la bonne manière et tout le temps pour qu'il y ait un impact sur l'épidémie». D'après le compagnon de Coralie Dubost, les changements des conduites sanitaires ne cessent d'évoluer et il faut se tenir prêt pour le bien de tous : «On doit être capable de produire des masques pour des personnes qui ne sont pas des personnes soignantes, qui sont des personnes en deuxième ligne qui vont être en contact avec du public, voire demain de proposer tout le monde de porter une protection». Avec l'urgence de la situation et le mécontentement de la population, le ministre avoue finalement discuter avec de nombreux spécialistes pour procéder au changement. «On est en train de discuter de cela avec le conseil scientifique, les experts de virologie, les agences sanitaires, on est en train de leur demander de réévaluer la doctrine», admet t-il.

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