Fin des vachettes dans Intervilles: très inquiets, des élus du Gers s'indignent

Si Intervilles s'apprête à faire son grand retour à la télévision, ce sera toutefois sans les célèbres vachettes du programme. Et pour des élus du Gers, où ces bêtes ont une importance toute particulière dans la tradition, ça ne passe pas.

Intervilles revient bientôt, sans Olivier Chiabodo mais animé par un nouveau trio : Bruno Guillon, Valérie Bègue et Olivier Minne. Produite par Nagui, cette toute nouvelle version du jeu mythique sera prochainement diffusée sur France 2. Mais que les anciens fans du programme soient prévenus : les célèbres vachettes ne reviendront pas. Comme l'a expliqué Olivier Minne dans Le Buzz TV du Figaro, « les mentalités ont changé » : « Aujourd'hui, ce ne sont plus des choses qui sont envisageables, a-t-il assuré. Pour nous, anciens enfants, Intervilles c'était avec les vachettes. Mais Intervilles va se réinventer sans les vachettes et ça va très bien fonctionner. » Pas si sûr : depuis cette annonce, la colère grogne. Pierre Robin, un comptable de Mont-de-Marsan, a par exemple ouvert un groupe Facebook, « Non à Intervilles sans vachette », qui remporte un franc succès depuis son lancement le 9 janvier dernier. Preuve que l'indignation ne cesse de monter...

Des élus du Gers inquiets par l'absence des vachettes

« Appeler une émission Intervilles sans les vachettes, c'est une aberration », s'emporte Pierre Robin auprès de La Dépêche du midi. Et il n'est pas le seul à le penser : des élus du Gers ont confié leur inquiétude au journal local. Maire de Nogaro, où la course landaise est une institution, Christian Peyret a regretté la décision des producteurs : « On n'a jamais maltraité les vaches dans nos arènes de course landaise, assure-t-il.On se couperait de beaucoup de choses en ne mettant plus de vachettes sur ces spectacles-là. C'était l'âme d'Intervilles. Demain, ce sont nos courses d'amateurs et les jeux d'arène qui animent nos fêtes qui seront menacés. » Il faut dire que dans la région, bien des associations organisent des « Intervillages », avec les fameuses vachettes...

Dans le Gers, l'inquiétude laisse place à la colère chez certains élus. Vincent Gouanelle, conseiller départemental, s'est indigné dans les colonnes de La Dépêche du midi contre cette décision prise à Paris : « Même les vaches d'Intervilles deviennent sacrées, comme en Inde, on en est là, a-t-il lâché. Jusqu'où peut aller la bien-pensance bobo-bio des urbains arrogants ? » Furieux, il imagine déjà le pire pour la suite : « Et donc, demain, on supprimera définitivement les courses landaises et pourquoi pas les courses de chevaux tant qu'on y est ? Cela dénote un total mépris des traditions rurales. » Autant dire que la crise des vachettes prend des proportions de plus en plus importantes dans le sud-ouest...

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