Grand Corps Malade : "La société doit se défaire de son machisme"

Dans Mesdames, qui ouvre l'album (Mesdames, Anouche Productions), vous vous excusez presque de l'affreux machisme dont l'homme a fait preuve depuis toujours. N'est-ce pas un peu démagogique ?

Grand corps malade : Ah bon ? Je revendique ce texte. Vous ne trouvez pas qu'il y a beaucoup faire pour effacer des siècles d'inégalités entre les hommes et les femmes ? Pourquoi le droit de vote a-t-il été accordé si tard aux femmes ? Pourquoi y a-t-il des inégalités salariales ? Pourquoi une femme ne peut-elle pas toujours se promener seule tranquillement le soir ? Mais vous analysez notre société avec le regard de quelqu'un du XXIe siècle, sans tenir compte de notre passé historique et religieux... Ce n'est pas une raison pour que les choses ne changent pas. C'est vrai qu'il faut du temps pour se défaire de notre profond machisme.

Mais je t'aime, votre duo avec Camille Lellouche, nous a accompagnés sur toutes les radios pendant la période estivale. Comment est-il né ?

Camille me l'a interprété au piano. J'ai craqué. Elle a écrit ses couplets, et a composé éga lement la mélodie. C'était super beau.

Parmi les autres duos, il y a celui avec Suzane, Pendant 24 h, et Un verre la main avec Laura Smet. On est dans un univers très cinématographique, non ?

Oui. Pour le titre avec Suzane, un homme et une femme intervertissent leur rôle dans des situations quotidiennes. Et dans celui avec Laura Smet, c'est une même scène vécue et racontée par un homme et ensuite par une femme.

Sur l'album, on entend aussi Louane et Véronique Sanson. Les chansons qu'elles interprètent ont-elles été créées sur mesure pour elles ?

Oui, je me suis inspiré de leurs histoires. Pour Véronique Sanson, je sais qu'elle est très attachée sa s...ur Violaine, comme je le suis moi-même la mienne.

Comme dans Plan B, votre album précédent, il se dégage de tout cela une grande musicalité. Est-ce un tournant pour vous ?

Dans Plan B, je m'étais même autorisé chanter. (...)

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