INTERVIEW. Julien Cohen : "J'ai failli mourir quatre fois"

Closer On découvre avec admiration votre magasin. Quelle réussite !

Julien CohenJe suis un gosse de riche, mais je me suis fait par moi-même. Je n'ai même pas le bac ! Ado, j'ai découvert que j'excellais dans les jeux de chance, qui ne sont en fin de compte que des jeux de probabilité et de tactique. A 18 ans, j'ai gagné mon premier million au backgammon. Et chaque mois, je remportais 100 000 francs (soit 15 000 â ¬, NDLR).

Vous assumez ce côté frimeur, arrogant ?

On ne peut être arrogant que si l'on est bon. J'estime ne pas être mauvais. J'ai eu ma première Ferrari 32 ans après avoir introduit en Bourse ma boîte de télécoms. Je me fous de ce que pensent les gens. En France, c'est honteux de gagner de l'argent et de le montrer. A Miami, il y a des Lamborghini et des Porsche chaque coin de rue, des mecs avec des grosses montres en or et des filles sculpturales dénudées... J'adore cette vision du monde !

Quelles sont vos relations avec Pierre-Jean Chalençon ?

Sur le plateau, je m'entends très bien avec lui. Et nous tournons deux jours par semaine depuis deux ans et demi. On a une vraie complicité qui se voit l'écran. Mais dans la vie, on ne se voit pas beaucoup. Il a un pète au casque, au même titre que j'en ai aussi un dans un autre domaine ! Pierre-Jean vit dans un autre monde, un monde de strass et de paillettes...

Les autres brocanteurs sont- ils jaloux de vous ?

J'ai commencé ce métier il y a six ans. Si j'étais né dans une famille de brocanteurs, j'aurais racheté toutes les Puces et elles se seraient appelées "Les Puces de Julien Cohen". La réussite suscite toujours de la jalousie.

Vous n'avez pas peur de faire la saison de trop d'Affaire conclue ?

Depuis deux ans et demi, c'est comme si je passais mes journées Disneyland... Je ne ressens aucune lassitude. Tant que je m'amuse, je continuerai Affaire conclue. C'est mon adrénaline...

On sent que vous avez besoin de beaucoup d'adrénaline...

J'en ai tellement besoin qu'elle m'a laissé quelques cicatrices... J'ai failli mourir quatre fois : deux fois lors de championnats de course de Formule 3 historiques. Ce sont des courses de voitures sans aucune protection. Une autre fois lors d'un accident de quad. Je suis tombé dans un ravin et j'ai dû ramper 500 m pour trouver de l'aide. Et une autre fois, lors d'une plongée qui a mal tourné... Je ne fume pas, je ne bois pas... Me faire peur, c'est ma manière moi d'exister.

Votre mère dit préférer le Julien la télé que le vrai...

Ma mère vit en Israël et je n'y suis pas allé depuis un an. Alors c'est la seule façon qu'elle a de me voir. Entre 16 et 18 heures, son monde s'arrête...

"Ma femme est jalouse, mais je parle suffisamment d'elle la télé pour éc...urer toutes les autres"

Vous comprenez que l'on puisse ne pas vous aimer ?

Je comprends, car je suis un personnage clivant. Même ma femme me dit : "Julien, t'es fatigant pour les autres." Mais vraisemblablement, je dois plaire aux téléspectateurs, car je suis systématiquement dans chaque émission.

Dans votre livre (La Vie est un jeu,éd. Robert Laffont), vous racontez que votre première femme vous traitait de mufle...

Avant que notre histoire ne devienne sérieuse, j'étais un grand séducteur et j'enchaînais les conquêtes... Quand on a un physique sympathique, une bonne tchatche et quelques moyens, forcément, on plaît aux filles... Alors oui, j'en ai bien profité ! Mais depuis vingt-deux ans, je suis très calme.

Donc depuis vingt-deux ans, vous ne bougez plus une oreille ?

J'ai envie de ma femme tous les jours. Vous en connaissez beaucoup des couples qui ont encore du désir l'un pour l'autre après vingt-deux ans de vie commune ? Je ne l'ai jamais vue négligée et, dix minutes après s'être réveillée, elle est déj impeccable. A 56 ans, ma femme est toujours autant exceptionnelle, sans botox et sans aucun lifting. Pour être sa hauteur, j'essaie tous les jours d'être parfait et de garder la ligne. Et cela demande beaucoup de rigueur et de sacrifices !

Vous devez être très courtisé... Votre femme n'est-elle pas jalouse ?

Je suis surtout courtisé par des femmes qui ont entre 70 et 95 ans ! Effectivement, ma femme est jalouse, mais je parle suffisamment d'elle la télé pour éc...urer toutes les autres. On m'appelle le Columbo d'Affaire conclue !

Ces lunettes bleues, vous nous expliquez ?

Quand j'étais brocanteur en Angleterre, je voulais me faire remarquer. Alors, j'ai osé porter des lunettes bleues et je suis devenu "The guy with the blue glass and big money". Depuis, j'ai créé mes lunettes made in France avec 22 couleurs différentes et disponibles chez plus de 1500 opticiens indépendants.

Avez-vous le sentiment d'avoir réussi votre vie ?

Vous voulez connaître le secret de ma réussite ? C'est ma femme. Ce sont les femmes qui font les hommes... Je continue d'apprendre de ma première femme avec laquelle je suis en très bons termes. Mais surtout de Karine. Quand on fait les choses deux, on les fait deux fois mieux et deux fois plus vite.

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