Katheryn Winnick: «Les dernières fouilles archéologiques ont donné raison Vikings »

INTERVIEW - L'actrice canadienne est un des derniers membres historiques de la série, dont Canal + diffuse la sixième et dernière saison. Lors de son passage CanneSéries où elle était jurée, l'interprète de la reine guerrière est revenue sur cette aventure hors-norme devant et derrière la caméra.

LE FIGARO. - Vous êtes un des derniers membres originels de Vikings. Avec cette sixième et ultime saison, vous dites au revoir une aventure entamée il y a 7 ans. Vous faites aussi vos premiers pas de réalisatrice pour le huitième épisode.

Katheryn WINNICK. - Cela a été doux amer de dire au revoir Lagertha. Elle a occupé un tel pan de mon existence même si travailler l'étranger impacte forcément votre vie privée. C'est dur d'être loin de vos proches et de vos amis. Je ne sais toujours pas si j'ai réussi lui dire adieu. Pour passer derrière la caméra, je voulais un épisode avec une scène d'action et un événement majeur qui porte l'intrigue et les performances. J'avais constitué tout un réseau de références pour expliquer au chef opérateur l'atmosphère que je voulais obtenir: Jeanne d'Arc, Batman: The Dark Knight pour la confrontation entre deux personnages.

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La série a-t-elle fait changer de regard sur la civilisation viking?

Les Vikings ont laissé leurs marques aux quatre coins du monde,. Ils ont découvert l'Amérique bien avant Christophe Colomb. Ils sont allés jusqu'en Ukraine. D'où la fascination qu'ils exercent. La série a permis d'aller au-del des clichés habituels: cornes d'où dépassent des cornes, des pillages 24 heures sur 24. La culture, la civilisation viking était sophistiquée et en avance sur son temps. Quand la série a débuté, on nous accusait d'imaginer ces femmes guerrières et de leur prêter un poids politique exagéré. Il a été formidable de voir les dernières fouilles archéologiques nous donner raison.

Justement, vous souvenez-vous de vos débuts dans Vikings?

J'étais fan du travail de Michael Hirst sur (...)

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