Les terribles images de la ministre des Sports violemment prise à partie après un match

Les terribles images de la ministre des Sports violemment prise à partie après un match

Closermag Le 2019-12-14  Source

La scène, virulente, s'est déroulée vendredi 13 décembre. Ce soir-là, la ministre des sports Roxana Maracineanu assistait à un match de football de troisième division entre les clubs du Red Star et de l'US Quevilly-Rouen. A la mi-temps de cette rencontre ayant lieu au stade Bauer de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), la ministre a discuté avec un supporter dans les travées du stade. C'est alors qu'un véritable attroupement s'est formé autour de Roxana Maracineanu. "Casse-toi", "tout le monde déteste la ministre", lui ont lancé des supporters. Sous les huées et les sifflets et alors que des personnes lui ont lancé de l'eau à travers des grilles, l'ancienne championne du monde française de natation a dû être exfiltrée par son service de sécurité.

"Ce qu'il s'est passé hier [vendredi] est un condensé de ce qu'il peut se passer dans la société. Il y a eu un trop-plein de violence de la part d'une minorité de personnes. Au départ, des personnes avaient un message à faire passer sur la situation sociale actuelle. J'étais là pour les écouter, pour pouvoir le relayer. Puis d'autres sont venues discuter avec moi. A ce moment-là, une dizaine de personnes nous ont encerclés, et ont mis une cagoule sur la tête. C'est devenu intimidant. J'ai préféré partir", a raconté à l'AFP celle qui a succédé à Laura Flessel au gouvernement. Sur RTL, elle a ensuite affirmé : "on a l'impression que ce sont des animaux derrière des grilles".

Des sanctions "justes mais fermes" contre les supporters ayant chahuté la ministre

"Je trouve dommage d'en arriver là", a-t-elle constaté pour l'AFP. Venue pour parler du projet de rénovation du stade avec le maire de Saint-Ouen, Roxana Maracineanu a estimé que : "personne n'a le monopole du social. En tant que ministre des sports, je me sens autant qu'eux à ma place dans une enceinte sportive". Un point de vue partagé par le club du Red Star qui a promis des "décisions justes mais fermes qui s'imposent vis-à-vis des fauteurs de troubles". De son côté, le président de la Fédération française de football, Noël Le Graët, a évoqué un événement "totalement inadmissible".

Ne ratez aucun article de Closermag.fr en recevant directement une alerte via Messenger

Nous vous recommandons