Rencontre avec Benjamin Lavernhe, l'hurluberlu de la comédie française

De Mon Inconnue à Mouche en passant par Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, son nouveau film en salles le 22 janvier, Benjamin Lavernhe (de la Comédie-Française) s'est fait un nom en interprétant au cinéma et à la télévision une poignée de personnages décalés et névrosés.

Comme beaucoup d'acteurs qui n'ont pas unphysique de jeune premier mais "un côté bonne famille", il recherche ces rôles d'hurluberlus, ou de "zèbres" comme il appelle ces personnages qui sont "un peu des extraterrestres".

"Je suis ravi quand il y a du décalage, quand le personnage est farfelu, un peu en marge, un peu extrême", livre-t-il. Des personnages "attachants" et "amusants à jouer", loin du naturalisme cher au cinéma français.

Dans Je voudrais..., adaptation du roman d'Anna Gavalda, il joue un hypocondriaque angoissé par les odeurs qui émanent de son sexe. "Il prend en charge la comédie, il va un peu mieux que les autres personnages. C'est en ça qu'il est décalé. Il est plus lumineux", commente le comédien. Touché par un drame intime, ce personnage drôle et pudique se révèle lors d'une scène de danse sur Dreams Never End de New Order.

L'acteur, qui alterne films et pièces du répertoire de la Comédie-Française (dont il est sociétaire depuis 2018), rêve de jouer dans une comédie musicale et prend beaucoup de plaisir à utiliser son corps dégingandé. "Mon travail au théâtre, où il faut avoir conscience de son corps...

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