Sarah Abitbol, championne de patinage, révèle avoir été violée par son entraîneur

Sarah Abitbol, championne de patinage, révèle avoir été violée par son entraîneur

Voici Le 2020-01-29  Source

Sarah Abitbol, médaillée aux championnats du monde de patinage artistique, révèle dans une interview choc avoir été violée par son entraîneur dans les années 90, alors qu'elle n'était qu'une adolescente.

Après le monde du cinéma et de la télévision, c'est au domaine du sport de voir de braves femmes raconter leur calvaire. Cette semaine, un livre explosif sort dans les librairies : dans Un si long silence (éditions Plon), Sarah Abitbol crève l'abcès de son passé en saisissant sa plume. 10 fois championne de France de patinage artistique entre 1994 et 2003, troisième des championnats du monde en 2000, la partenaire de Stéphane Bernadis brise le silence sur ses jeunes années. Dans son livre et au cours d'un entretien accordé L'Obs, elle raconte avoir été violée plusieurs reprises par son entraîneur entre 1990 et 1992, alors qu'elle n'était qu'une adolescente.

"Vous me violez dans le parking, les vestiaires..."

"Ce n'est pas facile de dire 44 ans qu'on a été violée 15 ans. Je n'ai d'ailleurs jamais prononcé ce mot, sauf une fois devant ma psy, quatorze ans après. Aujourd'hui encore, j'ai beaucoup de mal. Je l'écris pour la première fois" commence la championne. Dans son livre, elle s'adresse directement l'homme qui a brisé sa vie : "Vous m'avez violée (...). J'ai gardé le secret, monsieur O. Pendant deux ans, vous dites régulièrement ma mère : 'Ce soir, je garde Sarah pour l'entraîner.' Et vous me violez dans le parking, les vestiaires et dans des recoins de la patinoire dont je ne soupçonnais même pas l'existence" écrit Sarah Abitbol. Une libération de la parole qui a fait de l'écho, puisque le journalL'Equipe publie une grande enquête sur le milieu du patinage artistique ce mercredi, dans laquelle une autre championne, Hélène Godard, affirme avoir elle aussi été victime de violences sexuelles de la part de son entraîneur dans les années 70. Celui de Sarah Abitbol, contacté par L'Obs, n'a quant lui pas souhaité répondre ces accusations.

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