TEMOIGNAGE. "Je suis devenue millionnaire grâce un vieux cordon de téléphone !"

Certaines cuites changent la vie ! En 2011, celle de Sophie Trelles-Tvede va lui faire prendre un tournant décisif. L'étudiante suisse de 18 ans est alors en première année l'université de Warwick, en Angleterre. Studieuse, elle passe ses journées et une partie de ses soirées potasser ses cours. "Etudier en Angleterre avait toujours été un rêve, mais j'avais beaucoup de travail et, quand je suis partie en vacances, Noël, j'avais l'impression de ne pas les avoir méritées", raconte la jeune femme.

Pour se changer les idées, elle accepte d'aller une soirée déguisée. Thème imposé : "Les vêtements faits de bric et de broc". En manque d'inspiration, Sophie a une idée saugrenue au moment de quitter son appartement. "J'ai aperçu un vieux téléphone accroché au mur et j'ai eu l'idée d'arracher son cordon en spirale et de m'en servir comme élastique dans mes cheveux", raconte Sophie. C'est le lendemain matin que la jeune femme va avoir, comme elle le dit elle-même, une idée lumineuse !

"Au début, personne ne croyait au potentiel de notre produit"

"Je me suis réveillée avec la gueule de bois, reconnaît-elle. Mais sans la tête l'envers qui l'accompagne habituellement. Ni n...uds ni bosses dans ma coiffure. Mes élastiques improvisés ne me tiraient pas les cheveux restés bien lisses." Convaincue de tenir un filon, Sophie fait appel son petit ami, Felix Haffa, 19 ans. Les amoureux se lancent dans l'aventure avec leurs propres deniers. Ils demandent un vendeur de cordons de téléphone de retirer le fil électrique central et mettent au point un prototype d'attache pour les cheveux en forme de spirale...

Mais le résultat n'est pas vraiment la hauteur de leurs attentes. "Le premier prototype était tout simplement horrible !", raconte Sophie avec un grand sourire. Mais en dépit des moqueries, le couple persévère : "Au début, personne ne croyait au potentiel de notre produit. Nos camarades de fac trouvaient ridicule de vouloir développer un accessoire pour les cheveux", se souvient Sophie qui persiste. Et, après des mois d'essais, ils finissent par mettre au point un prototype concluant, déposent un brevet et lancent la production.

Aujourd'hui, l'accessoire est diffusé dans douze pays !

"Mes colocataires se moquaient même des publications sur Instagram où je vantais les Invisibobble", se souvient la jeune femme. Ils doivent s'en mordre les doigts. Deux ans après la gueule de bois de Sophie, l'élastique magique qui n'abîme pas les cheveux a trouvé son public. Les ventes explosent en 2013 et l'accessoire est diffusé dans douze pays. Lorsque Sophie obtient son diplôme en 2014, sa société enregistre déj un chiffre d'affaires de 5 millions d'euros !

Aujourd'hui, l'entreprise est basée Munich, en Allemagne. Elle affichait, en 2019, 20 millions d'euros de ventes. Pragmatique, Sophie n'en veut pas ses amis qui l'ont décriée et n'a qu'un conseil donner tous les jeunes qui ont une bonne idée : "Lancez-vous car, si vous ne le faites pas, quelqu'un le fera votre place !"

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