Un conseiller d'Emmanuel Macron soupçonné de violences conjugales

Un conseiller d'Emmanuel Macron dans le collimateur de la justice. Son nom, Jérôme Peyrat, maire de La Roque-Gageac (24), ex-figure nationale de l'UMP, qui a rejoint le cabinet du président de la République l'Elyséeen mai 2019 en tant que "conseiller politique en charge des relations avec élus locaux". "L'élu fait l'objet d'une enquête préliminaire ouverte au parquet de Bergerac pour violences conjugales, suite une dispute dans la matinée du 30 décembre avec celle qui est sa compagne depuis 3 ans" rapporte nos confrères de Sud-Ouest.

Suite un différent portant sur une affaire familiale, elle a déposé plainte le jour même auprès de la gendarmerie de Sarlat. "Le conflit s'est envenimé dans la voiture de Jérôme Peyrat alors qu'il reconduisait sa compagne chez sa mère, en Périgord noir, où elle vit" indique le quotidien qui complète : "De colère, elle aura d'abord répondu une bordée d'insultes en jetant par la vitre, sur le bas côté de la route, des chemises repassées et les lunettes que porte Jérôme Peyrat, le tout sous les yeux d'autres automobilistes en pleine traversée de la Roque-Gaegeac. La dispute redoublant, un coup serait notamment parti, le maire touchant sa compagne avec le plat de sa main droite, côté paume" . La victime s'est vu notifier quatorze jours d'interruption totale de travail (ITT), ramenés huit jours pour la médecin légiste, suite un hématome relevé au niveau de la lèvre inférieure et un "stress post-traumatique".

"J'ai décidé de présenter ma démission"

Jérôme Peyrat a donc pris la décision de démissionner de son poste auprès d'Emmanuel Macron. Il a officialisé l'annonce sur Facebook ce jeudi 23 janvier 2019 : "Suite un événement survenu dans ma vie personnelle la fin du mois de décembre 2019, je fais actuellement l'objet d'une enquête préliminaire. Dans ces circonstances, j'ai décidé de présenter ma démission de conseiller la Présidence de la République le 6 janvier dernier. Elle a été acceptée. Je souhaite le respect de ma vie privée alors que je fais face une épreuve qui ne concerne pas mes engagements politiques et professionnels" explique t-il avant de rajouter : "J'ai voulu par ce geste montrer mon respect pour l'institution présidentielle. C'est ma conception de la séparation des pouvoirs. Je veux faire respecter ma vie privée et celle de ma famille". Le parquet de Bergerac confirme avoir engagé une enquête préliminaire mais a fait le choix de se dessaisir "au nom de la sérénité des débats". L'affaire est désormais entre les mains du parquet général de Bordeaux.

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