Un conseiller régional RN accusé d'agression sexuelle

Le RNdans la tourmente. L'un de ses conseillers régionaux est accusé d'agression sexuelle. Si la plainte a été déposée le 2 février 2020, les faits remonteraient au 12 décembre 2019 selon l'Express qui relate la scène : une collaboratrice du groupe Rassemblement national la région Ile-de-France victime de gestes déplacés et insistants de la part de Pierre-Charles Cherrier alors qu'elle faisait des photocopies : "Il est arrivé sans bruit derrière moi et sans que je le remarque. Il m'a, alors que j'étais penchée sur la machine pour finaliser un réglage, mis une main aux fesses de manière insistante en prenant soin de faire rentrer ses doigts dans les parties les plus intimes" écrit la salariée dans sa plainte. Un dépôt de plainte pour agression sexuelle, harcèlement sexuel et moral a eu lieu.

Selon la victime, ce comportement arrive après d'autres précédents gestes et paroles déplaces : "Des allusions continues dans nos échanges verbaux m'invitant passer des nuits avec lui, des gestes dit d'amitié sous forme de mains sur les épaules et tentative d'enlacement". A cela s'ajoute un premier fait survenu en octobre 2019 : "une blague", un "pout pouet camion", l'occasion duquel Pierre-Charles Cherrier lui aura touché la poitrine. Face aux faits, le conseiller régional a été exclu du groupe RN la région : "Je ne pouvais pas prendre d'autre décision que de protéger notre collaboratrice et montrer notre élu que ce qu'il avait ait était totalement inacceptable" affirme le président du groupe, Wallerand de Saint-Just l'Express.

"a ne tient pas la route cette agression"

De son côté, Pierre-Charles Cherrier, nie les accusations en bloc. Ce gynécologue de profession se dit victime d'un règlement de compte orchestré par le président du groupe RN la région qu'il qualifie de "pervers narcissique", décidé " se payer" la tête du conseil régional. "Amicalement, j'ai donné une petite tape sur les lombes, pas sur les fesses, sans arrière pensées. Une heure plus tard, je reçois un message selon lequel je l'avais sexuellement agressée. C'est une invention grossière" se défend l'accusé avant de s'en prend la plaignante : "C'est une pauvre fille de 50 ans, célibataire. Il suffit de la voir pour savoir que personne ne voudrait l'agresser sexuellement. C'est un prétexte". Avant d'ajouter : "Je connais bien les parties intimes. Elle portait un jeans d'une épaisseur comme ça. ...a ne tient pas la route cette agression". Le lendemain des faits, il a porté plainte contre Wallerand de Saint Just pour harcèlement moral, invoquant des insultes caractère antisémite.

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