Yassine Belattar placé en garde à vue à la suite de plusieurs plaintes

L'humoriste et animateur Yassine Belattar a été placé en garde à vue ce mardi 26 mars. Il est visé par plusieurs plaintes, notamment de la part de Bruno Gaccio pour diffamation et menaces de mort.

A la fin du mois de janvier, une enquête a été ouverte contre Yassine Belattar. L'humoriste et animateur de radio a fait l'objet de plusieurs plaintes. Deux d'entre elles viennent de Bruno Gaccio, qu'il a pourtant côtoyé par le passé: en 2015, les deux hommes avaient travaillé sur le retour de La Grosse émission sur Canal+. Mais depuis, il semblerait que rien ne va plus. L'ex-auteur des Guignols de l'Info a déposé plainte pour menaces de mort. Comme l'avaient alors révélé Marianne et Mediapart, Yassine Belattar aurait menacé de s'attaquer à sa famille. Bruno Gaccio avait également déposé une deuxième plainte, pour diffamation cette fois: au cours d'un échange houleux sur Twitter, l'humoriste l'avait publiquement traité de «pointeur » (violeur, ndlr) aux yeux de tous les utilisateurs du réseau social.

â...... Yassine Belattar en garde à vue après avoir tenté d'approcher Emmanuel Macron, l'humoriste réagit

Comme le révèle Le Parisien, Yassine Belattar a été placé en garde ce mardi 26 mars au matin. «L'humoriste est actuellement entendu par les policiers du commissariat du Ve arrondissement», précise le quotidien. Ils auront sans doute beaucoup de questions à lui poser : Bruno Gaccio n'est pas la seule personne à avoir témoigné contre Yassine Belattar. Les 15 et 16 mars derniers, Marianne et Mediapart avaient publié deux enquêtes dénonçant le comportement de l'animateur. Menaces, violences physiques, pressions psychologiques, harcèlement moral, propos inappropriés envers des femmes en recherche d'emploi... Les accusations sont graves et Yassine Belattar les a fermement réfutées... en partie, du moins. «Que je menace des gens, c'est un fait, avait-il reconnu auprès de Mediapart. Il y a plein de gens qui en menacent d'autres. Mais moi, je ne suis jamais passé à l'acte. » Il n'y a pas besoin d'en arriver là pour aller au tribunal: une menace de mort constitue déjà un délit, passible d'une peine de trois ans de prison et d'une amende de 45 000 euros...

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