Aly Ngouille Ndiaye à l'UE: "Un abandon éventuel du parrainage sera le fait du peuple sénégalais souverain"
Le ministre de l'Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, réagissant à la recommandation de la Mission d'observation électorale de l'Union européenne (UE) d'abandonner le parrainage citoyen pour les prochaines locales, déclare qu'un abandon éventuel de ce système "sera le fait du peuple sénégalais souverain".

Dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur rappelle que "le parrainage a existé depuis fort longtemps dans notre législation. Elle a juste fait l'objet d'une extension aux partis et coalitions de partis politiques et aux élections locales pour des besoins de rationalisation face à une inflation progressive des candidatures".

"C'est en toute souveraineté que cette extension a été faite par le peuple sénégalais à travers la représentation nationale. Toute modification ultérieure sera le fait du peuple sénégalais souverain dans les mêmes formes", écrit Aly Ngouille Ndiaye.

De plus, note-t-il, "cette recommandation va au-delà de l'objet pour lequel l'observation électorale a été effectuée en ce qu'elle dépasse le cadre de l'élection présidentielle".

La Mission d'observation électorale de l'Union européenne (MOE-UE) a recommandé lundi l'abandon du parrainage-citoyen afin d'éviter d'éventuelles difficultés d'application politique et organisationnelle lors des élections locales prévues en décembre.

"Au titre des recommandations prioritaires, la MOE UE préconise l'abandon du parrainage-citoyen pour les élections locales, dont l'application poserait des problèmes politiques et organisationnels sérieux", a déclaré la cheffe de la MOE-UE, Elena Valenciano, lors d'une conférence de presse de présentation de son rapport final d'observation de la présidentielle de février dernier.

L'Assemblée nationale du Sénégal a adopté en avril 2018 une loi instaurant le parrainage des candidatures à toutes les élections.

Celle-ci oblige tout candidat ou liste de candidature à une élection de recueillir au minimum 0, 8 % et 1 % et au maximum de signatures des électeurs inscrits sur le fichier électoral au moins dans sept régions.

Elle a débouché sur l'invalidation par le Conseil constitutionnel de quelque 19 candidatures à la présidentielle du 24 février.

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