BOUGANE GUEYE CHEZ OUSMANE SONKO : »˜’J’interpelle nos administrations, nos forces de l’ordre et notre justice. »

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Politique

 

Le leader du mouvement politique Gueum sa Bopp a rendu visite à  Ousmane Sonko, au lendemain de la levée de son immunité parlementaire. Bougane Guèye a tenu à  apporter son soutien à  celui qu’il considère comme le leader de l’opposition, mais a également lancé un appel à  tout le peuple sénégalais, afin de défendre la nation, face à  ce qu’il qualifie de démocratie aux ordres du président Macky Sall.

 

Au sortir de sa visite, ce samedi, à  Ousmane Sonko, le leader du mouvement Gueum sa Bopp, Bougane Guèye, a soutenu avoir rencontré »˜’un homme serein, convaincu que le Sénégal est face à  son destin… J’ai tenu à  lui manifester toute ma sympathie et lui dire que je me tenais prêt à  ses côtés, face à  cette entreprise machiavélique ». Le journaliste d’ajouter : »˜’Vous savez, Ousmane Sonko et moi, au-delà  de la génération que nous partageons, même s’il est mon aîné, nous partageons les mêmes convictions pour mettre résolument le Sénégal sur la voie du développement. Et aussi intégrer notre pays dans le giron des Etats de droit. »

Il déplore, dans la même veine, les arrestations ciblées, diligentées contre les membres du Pastef/Les patriotes. »˜’Depuis l’éclatement de cette affaire, nous assistons à  une chasse aux »˜pastéfiens’. Il faut que cela cesse immédiatement. Et nous demandons au président Macky Sall leur libération immédiate. Il s’agit d’Abass Fall, de Birame Soulèye, Assane Diouf, Guy Marius Sagna, Clédor Sène et, depuis samedi, Dame Mbodj ».

Le patron de presse est d’avis qu’il y a un recul de la démocratie au Sénégal, qui se caractérise par une confiscation des libertés du peuple sénégalais, mais aussi le silence complice de certains intellectuels et hommes religieux. 

»˜’Cette confiscation de libertés témoigne d’une régression démocratique flagrante. Les embastillements d’esprits libres doivent cesser. Et le silence de certains de nos intellectuels et hommes religieux devrait interpeller notre intelligence ».

Avant de continuer son discours par un appel à  l’endroit du peuple sénégalais. »˜’Personne ne pourra contraindre le président Macky Sall, si ce n’est nous, les jeunes et les patriotes de ce pays. Toutefois, il faut rappeler que ce pays a une longue histoire sur le plan de la démocratie. Et plusieurs générations se sont donné corps et âme pour y arriver. Nos acquis démocratiques, historiques, il faut les préserver. L’honneur de chacun d’entre nous est de travailler pour la préservation de ses legs acquis de hautes luttes, pendant près de soixante-dix ans ».

 »˜’Refusons alors le délitement de l’Etat républicain, poursuit-il. On peut détenir un pouvoir, sans que cela ne soit un pouvoir d’Etat ». Tout en rappelant à  l’opposition et au peuple sénégalais qu »’Ousmane Sonko incarne et assume, aujourd’hui, avec bravoure, les charges naturelles de leader incontesté de l’opposition. Et ses idéaux sont partagés par tous ceux qui aspirent à  un Sénégal meilleur et pour les Sénégalais d’abord. Ce statut fait de lui l’homme à  abattre, après Karim Wade et Khalifa Sall ».

Ainsi, le leader du mouvement politique Gueum sa Bopp s’indigne de la situation politico-démocratique du Sénégal depuis 2012 et s’interroge sur la prochaine victime du clan Macky Sall. »˜’Aujourd’hui, c’est au tour d’Ousmane Sonko. Qui sera alors le prochain sur la liste de Macky Sall ? Peut-être moi ou vous ? Qui sait ? ».

Il demande, de ce fait, à  chaque citoyen sénégalais de porter les habits du combat, face à  cette connivence politico-intellectuelle qui, selon lui, gangrène la République du Sénégal.

»˜’Les faillites constatées des classes intellectuelles et politiques qui excellent particulièrement dans les compromissions, cela nous oblige à  enfiler nos tenues de combat, nous citoyens sénégalais, pour défendre la république », dit-il.

Tout en interpellant le président sénégalais, il rappelle que »˜’le pouvoir d’Etat est au-dessus de ceux qui incarnent l’Etat lui-même. Alors, Macky Sall doit comprendre que le pouvoir de l’Etat est au-dessus des hommes. Que ce soit clair : aucun chef d’Etat ne doit utiliser les instruments qui régulent nos Etats pour éliminer des adversaires politique ».

Bougane Guèye apostrophe, de ce fait, les institutions du Sénégal pour la sauvegarde des acquis démocratiques. »˜’J’interpelle nos administrations, nos forces de l’ordre et notre justice à  Å“uvrer sans relâche pour la consolidation de l’Etat de droit ».

Il précise, par ailleurs, qu’Ousmane Sonko »˜’a utilisé tous les moyens légaux et réglementaires prévus par la loi, pour répondre ou ne pas répondre à  la justice en qui nous avons une entière confiance ».

Grace LECKABA (stagiaire).

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