Exclusif Leral: Yakham Mbaye se radicalise

Exclusif Leral: Yakham Mbaye se radicalise

Leral Le 2020-07-10  Source

Quasiment inaccessible depuis la diffusion des insultes son encontre par Moustapha Cissé Lô au moyen d'audios, Yakham Mbaye nous a parlé. Grâce son ami Cheikh Mbacké Guissé, le Directeur de publication du quotidien "Libération". Et c'est un homme toujours en rage que nous avons entendu, manifestement trop atteint par ce qu'il a subi. Nous publions in extenso, l'entretien que Leral a eu avec lui.

"J'ai fait preuve de beaucoup de retenue en écoutant ceux qui m'ont appelé pour initier une médiation, dans le but que je retire ma plainte. Dans leur écrasante majorité, en les écoutant, j'ai failli m'étrangler de rage. Vous vous rendez compte ! Leurs arguments, pour l'essentiel, sont bâtis sur le fait que je dois contribuer aux retrouvailles entre le Président et un homme qui s'est énormément engagé ses côtés.

Ces gens n'ont même pas eu la décence de me dire "massa pour les insultes l'endroit de votre vieille maman". Je n'ai jamais trahi personne de ma vie, et je prie Dieu de ne jamais trahir personne de ma vie, encore moins Macky Sall et Marième Faye Sall, auxquels me lie un attachement fraternel profond qui date de plus de vingt années.

Cependant, il n'y a que deux tribunaux auxquels je ne peux me soustraire, ma conscience et ma famille. Ma mère a été insultée, son honneur traîné dans la boue. Jamais, je ne me relèverai de ces insultes. Je me sens définitivement coupable de ces attaques faites ma famille, du fait de mon engagement politique. Et je suis prêt tout sacrifier pour que leurs auteurs, celui qui a insulté ma mère et celui ou ceux qui ont diffusé ces insultes, rendent des comptes la justice des hommes, ici-bas, en attendant le Jugement Dernier. C'est une exigence que je dois ma famille.

Maintenant, si au cours de ce processus je dois subir tout ce qui est imaginable comme peines et sanctions, je dirais Allahamdoulilah. Les épreuves ne me font pas peur. La seule chose qu'on puisse me reprocher dans ce pays, c'est d'avoir été loyal en toutes circonstances mon leader et mon grand-frère, Macky Sall, mes risques et périls, au moment où une pléthore se planquait de manière lâche.

Je ne regrette aucun acte posé pour la juste gloire du Président de la République. Si c'était refaire, je serais au rendez-vous. Pour finir, je dis ceux qui tentent de me pousser transiger, qu'ils osent se présenter devant moi pour me le demander. S'ils sont chanceux, je me limiterais simplement leur dire qu'ils ont une piètre opinion de ce que représente une mère pour un enfant. Qu'est-ce que l'honneur de ma vieille mère a voir avec des militants de la première ou de la seconde heure aux côtés du Président Macky Sall, comme si c'est cela qui conditionnait le devenir du Sénégal et l'honneur des gens ?

Absolument rien ne justifie ce que ma mère a subi ces derniers jours et ce que j'ai fait subir mes frères, soeurs, neveux et autres membres de ma famille. Et si ces fumistes de médiateurs l'ignorent, qu'ils se présentent moi. Je me ferais le plaisir de botter le derrière au premier venu. Je ne calcule rien. Je ne suis dans aucun schéma ou plan. Mes seuls plan et schéma ont toujours été la sauvegarde de l'image du président de la République. J'ai été lâchement attaqué, outragé et diffamé.

Maintenant, s'il faut que je lave mon honneur et celui de ma famille, je suis prêt tout perdre et me retrouver la rue. Et je n'ai rien perdre, car je ne suis pas dans la posture d'un homme dans des compromissions. Je n'ai ni volé les Sénégalais et leurs deniers ni violé une quelconque règle de la République ou de l'Etat. Mon seul tort a été le degré de mon engagement. Il est opportun que les uns et les autres sachent ce qui suit : je suis mentalement préparé toutes les peines et sanctions, si c'est la voie obligée pour avoir gain de cause.

Les uns et les autres sont préoccupés par les accusations mensongères et imaginaires d'un insulteur propos du Ter, du Building, des financements aux jeunes et aux femmes. C'est leur bon droit. Moi, ce qui me préoccupe, ce sont les insultes faites mon défunt père et ma vieille mère."

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