Ousmane Sonko, Salafiste ou Soufi ?

Ousmane Sonko, Salafiste ou Soufi ?

Leral Il y'a 3 semaines  Source

Le leader de Pastef les Patriotes (formation politique), grosse révélation de ces dernières années sur la scène politique, est un fin communicant. Taxé d'islamiste par ses adversaires politiques, il s'emploie à démontrer son respect à toutes les familles religieuses du Sénégal.

Au Sénégal, il est connu que le spirituel et le temporel se côtoient harmonieusement pour la plupart du temps. La voix les hommes religieux compte et les hommes politiques, soucieux des voix des citoyens, s'essaye à les attirer en leur faveur.

Le candidat malheureux à la dernière élection présidentielle ne fait pas exception à cette règle. pourtant, Ousmane Sonko est dépeint comme un intégriste à tort ou à raison. Des accusations graves auxquelles il a répondu avec colère, en dénonçant une stigmatisation: " je suis le seul homme politique sénégalais à qui on pose des questions sur sa foi, si je fais partie du mouvement Ibadou Rahmane-un courant musulman rigoriste- parce que j'ai la barbe et que mes deux femmes sont voilées. Cette question induit à une stigmatisation d'une catégorie de Sénégalais ", s'était-il indigné.

Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts et Sonko a fait le tour des foyers religieux à l'occasion de divers évènements comme pour se débarrasser de cette étiquette. Mieux, l'ancien inspecteur principal des Impôts s'adapte toujours aux spécificités de la famille religieuse qu'il visite, aussi bien dans le discours que dans le comportement . Ainsi, à Touba, il s'assoit carrément par terre comme un "talibé" venant prendre le Ndigel (recommandation) du Khalife. Dans la capitale du Mouridisme, Ousmane Sonko émet son souhait de participer à la construction de la future université islamique, l'université Cheikh Ahmadou Bamba.


Egalement, son discours à Tivaouane à la veille de la dernière Présidentielle, laisse penser à un disciple de Maodo venu recevoir les prières du Khalife Serigne Babacar Sy Mansour : " nous sollicitons des prières pour nous et pour le pays, le Sénégal. Mais, si c'est bon pour moi et mauvais pour le pays, que mes prières ne soient pas acceptées. Si ce n'est pas meilleur pour moi et que c'est mieux pour le pays, qu'elles soient exaucées. Maintenant, si c'est bon pour nous tous, c'est encore mieux".

A Médina Baye, le député à l'assemblée Nationale se présente vêtu d'un grand boubou bleu, arborant le traditionnel bonnet que portent les talibés de cheikh Ibrahima Niasse, du Sénégal au Nigéria. Aussi, en invoquant des exemples tirés de l'enseignement de Cheikh Al Islam :"Quand, un blanc disait que : Les pays qui ont le plus de musulmans, vont en premier revendiquer et réclamer l'indépendance, car l'islam est en relation avec le communisme, avec l'esclavage Cheikh Brahim Niasse a pris sa plume en répondant que : « L'Afrique doit revenir aux africains ». Une réponse, révèle Ousmane Sonko, qui était véhiculée dans un contexte où certains de nos dirigeants négociaient l'indépendance ".

Les minorités aussi sont bien considérées par Ousmane Sonko qui, profitant de la célébration de la Toussaint par la communauté chrétienne le 1er novembre dernier, s'est fait recevoir par Mgr Benjamin Ndiaye, profitant de cette tribune pour s'adresser directement à cette communauté.

L'ancien Inspecteur principal des Impôts dispose par conséquent, d'un capital relationnel important avec le religieux, capital qu'il continue de construire.

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