Rencontres tous azimuts : A quoi joue Wade ?

Le PDS n'a pas de candidat à la prochaine élection présidentielle du 24 février prochain, puisque le Conseil Constitutionnel n'a pas validé la candidature de Karim Wade. Qu'à cela ne tienne, Abdoulaye Wade, le Secrétaire Général du parti libéral, n'en est pas moins actif dans cette campagne électorale.

Rentré au pays depuis mercredi dernier, l'ancien chef de l'Etat capte toutes les attentions. Non pas en raison de sa marche bleue retentissante de l'aéroport Blaise Diagne au siège de son parti, lors de son retour au bercail ; mais parce le PDS, parti le plus représentatif du pays en dehors de l'APR, n'a toujours pas donné de consigne de vote. Si la logique politique voudrait que l'ex président de la République soutienne un candidat libéral, c'est-à-dire de sa famille politique, l'on voit mal, Abdoulaye Wade apporter son soutien à Idrissa Seck avec qui, il entretient une forte inimité. Les mêmes relations conflictuelles qu'il entretient désormais avec Madické Niang depuis que l'ancien ministre des Affaires Etrangères a osé s'affirmer en plan B du PDS. Ne parlons pas de l'actuel Chef de l'Etat à qui Wade reproche le sort qu'il a réservé à son fils Karim Wade.

Sa proximité récente avec le candidat de Pastef, qu'il a reçu dernièrement, laissait penser que le libéral en chef pourrait bien rouler pour Ousmane Sonko. Mais Wade est resté silencieux au sortir de cette entrevue. Dans la foulée, il a reçu Samuel Sarr, un de ses plus grands fidèles, qui a toutefois officialisé son soutien à Macky Sall. L'on annonce également une visite de Me Wade à Khalifa Sall à la prison de Reubeuss. Lequel a déjà noué alliance avec Idrissa Seck.

Une démarche ambiguë qui a fini de semer plus d'un observateur politique averti. Mais après une semaine de campagne, l'attente ne devrait plus être longue. Car Wade qui compte bien peser sur cette élection présidentielle finira bien par lâcher le morceau. Reste à savoir qui sera l'heureux élu. On voit mal, en effet, Wade ne militer que pour une hypothétique annulation des prochaines élections.

Bachir Seck

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