Fallou Diagne : «L'Equipe nationale est la plus grande récompense laquelle un joueur de football peut s'attendre»

Fallou Diagne : «L'Equipe nationale est la plus grande récompense laquelle un joueur de football peut s'attendre»

Wiwsport Le 2015-03-28  Source
Il n'est pas sélectionné par Aliou Cissé pour les deux prochains matches amicaux du Sénégal, mais Fallou Diagne, qui a joué dans toutes les catégories jeunes, espère, un jour, rejoindre la «Tanière». En attendant, le défenseur sénégalais de 25 ans, formé Génération Foot, multiplie les titularisations avec le Stade Rennais, après une saison plutôt difficile en Allemagne.

Qu'est-ce que vous pensez de la nomination de Aliou Cissé la tête de la sélection ?

Avec son caractère, sa fougue, son envie de tout donner pour gagner et servir son pays et surtout avec son expérience dans le football de haut niveau, il peut apporter quelque chose l'équipe nationale.

Même si vous n'êtes pas encore sélectionné en équipe A, avez-vous toujours envie de porter le maillot national ?

Je suis toujours prêt répondre l'appel du Sénégal. Si je me bats en club, c'est surtout pour pouvoir venir en Equipe nationale. C'est le devoir de tout citoyen sénégalais et c'est surtout un honneur de défendre les couleurs nationales. J'ai la nationalité (française,Ndlr), mais le Sénégal est mon unique priorité.

Que représente l'Equipe nationale pour vous ?

Quand on a la chance de venir en sélection, on doit mesurer le privilège qu'on a de porter le maillot national et penser tous les autres, qui n'ont pas été appelés. L, on ne joue plus pour soi-même, mais pour tout un pays, toute une Nation. C'est la plus grande récompense laquelle un joueur de football peut s'attendre.

En quelques mois seulement Rennes, vous avez égalé votre record de matches (12) joués la saison dernière Fribourg. êtes-vous satisfait de votre rendement jusque-l ?

Je suis ravi d'être performant et d'avoir du temps de jeu. Je veux toujours progresser et donner le meilleur de moi-même chaque fois que je suis dans un terrain.

Vous jouez presque tous les matches comme arrière droit, alors que vous étiez dans l'axe Fribourg. Pourquoi ?

Je suis un professionnel et m'adapte tous le postes où le coach a besoin de moi. Mais je me sens plus l'aise dans l'axe central de la défense. La Bundesliga a plus de rigueur et d'impact physique, c'est plus costaud. En France, le jeu est plus tactique. Mais je m'en sors grâce la bonne formation que j'ai reçue Génération Foot et Metz. Beaucoup de gens pensent que le football est un métier privilégié, ils ont peut-être raison. Mais ce qu'ils oublient, c'est que c'est aussi un lourd fardeau. Nous sommes redevables aux supporters et fans. Quand on joue, il y a des milliers de gens qui laissent toutes leurs activités et nous regardent. Parfois, ils se disputent et peuvent même en venir aux mains. La moindre des choses que l'on puisse faire en retour, c'est de mouiller le maillot pour leur procurer du plaisir. C'est pourquoi je donne toujours ce que j'ai dans le ventre, pour ne pas les décevoir. A chaque fois, je veux toujours faire plus pour ne pas décevoir ceux qui croient en moi. C'est la meilleure manière de leur rendre la pareille, pour la confiance qu'ils ont en moi.

Aujourd'hui, quel est votre plus grand rêve ? Jouer en Angleterre par exemple ?

Mon rêve ? Je vise le sommet, avec une longue et belle carrière. La Premier League, ce n'est pas forcément la destination idéale. On peut bien aller en Angleterre et ne plus jouer au football. Le plus important est d'avoir la possibilité de jouer, quel que soit le pays et le championnat.

Vous êtes devenu père depuis peu. Qu'est-ce que cela a changé dans votre vie d'homme et de footballeur ?

Avoir un enfant et être père de famille m'a donné plus de responsabilités. Maintenant, chaque fois que je me réveille le matin, je sais qu'il y a des gens qui comptent sur moi. Cela me permet d'être plus exigeant envers moi-même. L où je donnais 1%, je donne maintenant 1000%.

Source : L'Observateur

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