FOOT - LIGUE 1 : Ci-gît le champions project

En se faisant allumer par l'Olympique lyonnais domicile, Marseille a perdu plus que ses espoirs européens. Le premier cycle de l'ère McCourt a peut-être pris fin, avec une partie des ambitions de son propriétaire.

Bruno Genesio peut avoir le sourire. En l'emportant 3-0 au Stade Vélodrome, son OL est quasiment assuré de finir troisième de Ligue 1 et avec un peu de bol - une victoire de Chelsea sur Arsenal en finale de Ligue Europa -, cela signifiera Ligue des champions sans passer par la case barrages. Pour sa victime du soir en revanche, c'est la soupe la grimace. Avec sept points de retard sur Saint-Etienne, 4e, l'Olympique de Marseille ne jouera aucune compétition européenne l'année prochaine. Quand, il y a deux ans et demi, Frank McCourt clamait tout haut son ambition de remettre l'OM sur le toit de France et, si possible, d'Europe.

Pour l' «"OM Champions Project"», le premier bilan est bien terne : le seul club français vainqueur de la C1 n'a toujours pas remis les pieds dans la reine des compétitions, les finances sont en délicatesse avec le fair-play financier, les joueurs les plus bankables de la saison passée ont vu leur cote chuter et, cerise gâtée sur le gâteau foiré, le fonds de jeu a été indigent, plus particulièrement sur la scène européenne. Après deux saisons et demie dans l'ère McCourt, l'OM a donc pour seul réel fait d'armes une épopée européenne la saison passée en C3.

Rudi Garcia, clap de fin ?

Il est grandement envisageable que l'été 2019 soit un été de grands changements sur la Canebière. Si Jacques-Henri Eyraud n'apparaît pas encore menacé, son entraîneur Rudi Garcia arrive probablement la fin de son aventure phocéenne malgré un contrat jusqu'en 2021. Tout au long de la saison, le champion de France 2011 a semblé sans solution pour remobiliser son équipe et maintenir ses cadres au meilleur niveau. Thauvin, Rami et surtout Payet, ses tauliers d'hier, ont tous plongé en cours d'exercice, les deux trentenaires perdant même leur place dans le onze de départ. Entre la défiance des supporters et l'impression de ne plus avoir d'idées, Garcia donne donc ce soir l'image d'un entraîneur en bout de course. moins que sa direction ne décide de faire le ménage autour...

L'été dernier, la stratégie semblait pertinente : le maintien du groupe finaliste de la Ligue Europa, renforcé par un finaliste du Mondial (Duje „?aleta-Car), un international hollandais expérimenté (Kevin Strootman) et un espoir serbe (Namanja Radonji„?). Seul le Croate a réussi s'imposer durablement comme titulaire, après une première moitié de saison chaotique. Quant au Néerlandais, il faudra espérer qu'il justifie le montant de son transfert partir d'août prochain, alors que le transfuge de l'Etoile rouge de Belgrade a des allures d'erreur de casting. Il est possible que ces trois-l aient néanmoins une année de plus pour montrer leur talent. Ce qui est moins certain pour une large partie des «"anciens"». Mario Balotelli, en CDD court, ne devrait pas s'éterniser faute de Ligue des champions. Tout comme Luiz Gustavo, Dimitri Payet ou encore Jordan Amavi pour les joueurs en «"difficulté"», ainsi que Florian Thauvin, Morgan Sanson et Maxime Lopez pour les «"actifs"». De sa capacité vendre bon prix un ou deux joueurs dépendront les prochaines ambitions marseillaises. Car avec l'épée de Damoclès du fair-play financier, l'OM va devoir jouer très serré. Ou alors il faut revoir les ambitions la baisse...

SOFOOT.COM

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