LAMINE DIACK CONDAMNE A 2 ANS DE PRISION FERME : Ses avocats annoncent la riposte

Les avocats de Lamine Diack, surpris de la sanction prononcée contre leur client, ont annoncé un recours contre la décision. L'ancien président de l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF) est reconnu coupable des infractions de corruption passive, d'abus de confiance et de blanchiment d'argent en bande organisée par la 32e Chambre du tribunal de grande instance de Paris.

La condamnation 4 ans de prison dont 2 ans ferme et une amende de 500 000 euros prononcée hier, contre Lamine Diack, ne plait pas sa défense. Les avocats de l'ancien président de l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF) ne comptent pas d'ailleurs baisser les bras. Ils ont promis d'introduire un recours contre les sanctions prononcées par la 32e Chambre du tribunal de grande instance de Paris contre leur client.

C'est ce qu'a fait savoir l'un d'entre eux, maître Simon Ndiaye, après le prononcé du verdict. "Nous annonçons tout de suite que la défense de M. Diack va faire appel de cette décision. Celle-ci est la fois injuste et inhumaine. Elle est injuste, parce qu'on voit que le tribunal cherche faire de la politique. Il a voulu se servir de M. Diack comme un bouc émissaire'', regrette-t-il.

La robe noire a aussi déploré l'attitude des juges de la 32e Chambre du tribunal de Paris. Selon lui, ces magistrats du siège n'ont fait que suivre la lettre les réquisitions du parquet et occulté les arguments présentés par la défense. "Toutes les thèses du parquet ont été épousées, sans recul. Alors que le parquet avait dit, la fin de son réquisitoire, qu'il avait des doutes. Aujourd'hui, nous avons un tribunal qui n'émet pas de doute. Le tribunal a aujourd'hui des certitudes'', a-t-il ajouté.

Maître Simon Ndiaye dit avoir noté plusieurs incohérences dans la décision condamnant l'ex-patron de l'athlétisme mondial. "Le tribunal nous dit qu'il y a eu financement de campagne, mais il reconnait, dans le même temps, qu'il n'a vu aucune trace de ce financement'', indique-t-il.

Pour l'avocat, l'autre paradoxe se trouve sur le délit d'abus de confiance portant sur 15 millions de dollars détournés par le biais d'un contrat, alors que les signataires et les bénéficiaires dudit contrat ne sont pas inquiétés. "Ceux qui ont signé le contrat ne sont pas mis en cause. Ceux qui travaillaient avec M. Diack, il n'y a aucun qui est poursuivi dans le cadre du marketing. Cela est profondément injuste. Nous considérons que cette justice a voulu faire de la morale et non pas du droit. C'est dangereux. C'est pourquoi nous allons contester cette décision en faisant appel'', a-t-il conclu.

OUMAR BAYO BA

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