LIGUE DES CHAMPIONS - JUVENTUS-LYON (2-1) : L'OL déshabille la Vieille Dame

Lyon a mené grâce un penalty de Memphis Depay. Lyon a serré les fesses après un doublé d'un Cristiano Ronaldo énervé. Mais Lyon a finalement tenu Turin pour décrocher, la faveur de ce fameux but l'extérieur, sa première qualification en quarts de finale de la Ligue des champions depuis dix ans !

Au bout du tunnel, il y avait une «"obsession"» : Lisbonne. Histoire de calmer la frustration d'une saison terminée en eau de boudin et caresser le rêve singulier d'un Jean-Michel Aulas qui se verrait bien européen l'an prochain la grâce d'une victoire finale en C1. Et après un match aussi âpre que courageux, les hommes de Rudi Garcia ont signé l'authentique exploit d'être le premier club français éliminer la Juventus. Certes, il aura fallu courber l'échine face un Cristiano Ronaldo avide de revanche. Ok, la Juve était loin d'être fringante. Mais le résultat est l : Lyon retrouve pour la première fois le top huit européen, après sa demi-finale contre le Bayern en 2010. Une éternité qui ne demande qu' être écourtée samedi prochain contre Manchester City.

Penalty contre penalty

Cinq mois et dix jours après le round 1, il était temps de faire tomber les masques. Et après avoir claironné leurs ambitions dans les médias, les Lyonnais mettent toute cette bonne volonté en application. Les Juventini contrôlés, chaque bille offensive est jouée avec aplomb. Et quand Maxence Caqueret décale Maxwel Cornet, c'est Houssem Aouar qui peut s'infiltrer dans la surface. Déséquilibré par Bernardeschi (?), l'aérien milieu s'empale sur le tacle de Rodrigo Bentancur, et c'est un penalty heureux qui est accordé par M. Felix Zwayer. Le capitaine Memphis s'y colle et inscrit sereinement son sixième but de la saison européenne d'une panenka (0-1, 12e). Avec ce but, Lyon est royal au bar et a le temps de voir venir.

La Juve, elle, peine réagir, même si le filou Bernardeschi passe en revue tout le côté gauche rhodanien avant de se faire refouler in extremis par Marcelo (18e). Après la pause fraîcheur, les Gones continuent de reculer, et offrent trois coups francs directs aux Transalpins. Et après deux échecs de CR7 "" dont un sublimement claqué par Anthony Lopes (40e), Pjani„? attrape le coude de Memphis Depay, placé dans le mur. L'arbitre décide de remettre les compteurs zéro en désignant le point de penalty, laissant Cristiano Ronaldo inscrire son 13e but contre un club français (1-1, 43e). Le plan était trop parfait.

Fermer leur Caqueret

Parce que ce but redonne de légères couleurs aux Bianconeri, mais surtout lance la mission rédemption du Crist' Ronaldo. Et si l'OL n'existe que par une frappe lointaine de Bruno Guimar£es non cadrée (57e), le missile envoyé par le pied gauche du Portugais fait mouche et relance complètement son écurie (2-1, 60e). Lyon tient toujours sa qualification, mais les attitudes et l'énergie dégagée font penser le contraire. Bonucci, Higua­n et Ronaldo manquent leurs têtes et font baisser celles de Lyonnais. Pourtant, sous une pluie de cartons jaunes (7 rien que pour l'OL), Moussa Dembélé, Maxence Caqueret et l'ensemble de la défense lyonnaise permettent au club de Jean-Michel Aulas de résister et de poursuivre son aventure. Parce que l'audace, même exagérée, finit toujours par payer.

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