Mondial U20: les arbitres sénégalais bénéficient d'un "préjugé favorable'' (Maguette Ndiaye)

Mondial U20: les arbitres sénégalais bénéficient d'un "préjugé favorable'' (Maguette Ndiaye)

Aps Le 2019-05-14  Source
Dakar, 14 mai (APS) - Les arbitres sénégalais désignés pour officier l'occasion des grandes compétitions et de matchs enjeux bénéficient d'un préjugé favorable en raison des états de service de leurs prédécesseurs, a laissé entendre l'arbitre international Maguette Ndiaye, qui sera de la Coupe du monde U20 en Pologne.

"Nous devons rendre un hommage nos devanciers de feu Youssoupha Ndiaye Malang Diédhiou en passant par les Badara Diatta et autres Falla Ndoye", a dit l'arbitre international dans un entretien avec l'APS.
Maguette Ndiaye, qui va s'envoler mardi pour la Pologne (23 mai au 15 juin), soutient qu'il est dans ce cadre appelé passer "un gros test" pendant ce Mondial des U20, compte tenu également du niveau de la formation dont bénéficient les arbitres sénégalais.
"Nous avons la chance de bénéficier d'une formation solide qui nous facilite la vie même s'il y a un travail individuel qu'il faudrait faire pour arriver au très haut niveau", a relevé le sifflet de 32 ans, international 23 ans.
"J'ai été victime de chahuts de la part de mes amis parce que j'ai commencé siffler l'âge de 14 ans", a-t-il dit, en concédant que son père, un acien arbitre international, a influé sur son parcours et sa carrière.
"Je l'accompagnais souvent et c'est moi qui mettais les chaises, les tables et les nattes de prière lors de leurs rencontres", s'est-il souvenu.
Malgré tout, "il a fallu se battre" pour arriver ce niveau, a ajouté l'enseignant d'éducation physique et sportive (EPS), notant qu'en plus des tests physiques, il faut maîtriser l'anglais pour aller très loin.
Cela tombe bien puisque Maguette Ndiaye, désigné pour officier 32 ans durant la Coupe du monde U20 et la CAN en Egypte (21 juin au 19 juillet), est marié une étudiante en master 2 en anglais.
"C'est le simple hasard", part-il d'un éclat de rires, regrettant toutefois les commentaires parus dans la presse après le match RS Berkane-CS Sfaxien (3-0), comptant pour la manche retour des demi-finales de la Coupe de la CAF, début mai.
"Ce n'est pas juste, il y a eu des bousculades et des chahuts mais je n'ai jamais été tabassé comme l'ont écrit certains", a-t-il dit, indiquant avoir été obligé d'appeler sa famille pour la rassurer après les commentaires parus dans la presse et sur les réseaux sociaux.

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