Thiès: un collectif veut oeuvrer la légalisation du covoiturage
Thiès, 15 mai (APS) - Des chauffeurs regroupés au sein d'un Collectif pour l'encadrement et la légalisation du covoiturage au Sénégal envisage de mettre sur pied une structure fédérative nationale devant oeuvrer avec les pouvoirs publics l'organisation de ce nouveau type de transport, qui prend de l'ampleur dans le pays, a annoncé mercredi Thiès son président Abdoulaye Ndiaye.

"Nous rencontrerons les autorités locales et nationales commencer par le ministre de tutelle jusqu'au président de la République pour que ce (transport) en vogue dans le pays puisse être légalisé et que les jeunes puissent travailler en toute tranquillité", a dit Abdoulaye Ndiaye.
Il s'adressait des journalistes l'issue du procès de 14 chauffeurs de voitures communément appelées "Allô Dakar", arrêtés vendredi Thiès pour transport irrégulier.
Depuis, un regroupement dénommé Collectif des usagers pour l'encadrement et la légalisation du covoiturage au Sénégal a vu le jour pour soutenir leurs camarades détenus.
Le Collectif annonce la tenue mercredi prochain, d'une conférence de presse, ainsi qu'une assemblée générale dont la date n'est pas encore fixée.
Les voitures "Allô Dakar" ou "Allô taxi" prennent de l'ampleur dans la ville de Thiès. Les chauffeurs de ces voitures souvent en bon état, jouent cache-cache avec les policiers, se garant l'intérieur des quartiers pour prendre des passagers en trompant la vigilance de la police.
"Les gens doivent se développer en matière de transport" dans ce pays, estime Abdoulaye Ndiaye, ajoutant: "Nous sommes des jeunes Sénégalais qui avons payé cher nos voitures, pour travailler'', pendant qu' côté, "il y en a qui disent qu'il faut que cela cesse".
Pour lui, ce type de transport relève du covoiturage, comme il en existe en Europe et aux Etats-Unis avec les taxis "Uber", avec lesquels on peut, partir d'une application, choisir son véhicule en fonction de la destination et du prix proposé.
A l'en croire, ce "type de transport moderne" et "apprécié" des usagers peut aider au développement du Sénégal.
"Mine de rien, chaque voiture paye 600.000 francs par mois au niveau du péage. Il est temps que l'Etat nous soutienne", plaide-t-il.
"Nous n'allons pas l'émigration clandestine, mais nous avons choisi de travailler pour réussir dans notre pays", poursuit-il, plaidant pour que cessent les arrestations des chauffeurs, dont tous les documents (permis de conduire, carte grise et assurance) sont selon lui en règle.
Estimés 1.200 dans la seule ville de Thiès selon M.Ndiaye, les "Allô Dakar" ou "Allô taxi" sont en relation avec leurs collègues de Khombole, Ngaye, Tivaouane, Pout, Saint-Louis, Mbour, Rufisque et Dakar, a-t-il dit. Ils comptent sept arrêts non reconnus dans la capitale du rail.
Une première association avait été créée par le passé, dont il était le responsable, a-t-il signalé.

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